Résumé

G Du Bois Halbran Des Théâtres de Bordeaux, par G. Du Bois-Halbran (1859)

Par tous ces motifs, la marche de nos Théâtres est fort loin d'être indigne de l'examen détaillé qu'on peut vouloir leur consacrer dans l'intérêt de tous : Autorité, public, et artistes.
Depuis cette année surtout, le Grand-Théâtre de Bordeaux offre un bien affligeant spectacle.—Il n'a, en effet, ni acteurs à la hauteur de notre scène, ni décors, ni costumes, ni régisseurs, ni répertoire, ni orchestre. Qu'on aille à ce Théâtre, et, pour peu qu'on soit impartial, on sera bien vite convaincu que ce n'est pas un désir ou un besoin de dénigrement systématique qui guide notre plume.
Source : Gallica

G Du Bois Halbran Des Théâtres de Bordeaux, par G. Du Bois-Halbran (1859)

Il n'y a de critique universellement supérieur, a dit un littérateur éminent, que le public, plus ou moins éclairé, suivant les pays et les siècles, mais toujours respectable en ce qu'il comprend les meilleurs juges dans tous les genres, dont les voix, d'abord dispersées, se réunissent à la longue pour former l'avis général. — L'opinion publique est comme un fleuve qui coule sans cesse et qui dépose son limon. — Cicéron, en fait d'éloquence, n'hésite pas à dire que le public est le juge suprême.
Source : Gallica

G Du Bois Halbran Des Théâtres de Bordeaux, par G. Du Bois-Halbran (1859)

Quand donc trouvera-t-on des directeurs qui veuillent bien se persuader que toute chose, toute institution humaine est soumise à son ordre logique, invariable, et que, pour faire la plus grande somme de recettes, il faut la plus grande quantité possible de bonnes pièces et de bons acteurs ?
Un littérateur seul pourra se pénétrer de cette idée pourtant bien simple : qu'avec un répertoire où l'art entrera pour sa bonne part, on fera tout autant et probablement plus d'argent qu'avec les pièces populaires, qui sont un permanent outragé au bon sens, au bon goût, à la décence.
Source : Gallica

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