Résumé

Gustave Sujol Mes débuts à Bordeaux [1858] : avant… (1858)

Mais s'il n'y avait pas de débuts, il n'y aurait pas de Commission autocratique pour les juger. Or, l'usage des débuts nous semble tout aussi mauvais ; il laisse dans une incertitude constante le sort des comédiens, il fournit des aliments à l'intrigue et à la coterie, il profite quelquefois aux médiocrités et fait des victimes dans les rangs du talent réel. Chacun sait cela et ce n'est pas d'hier. Nous avouons que bientôt nous allons devenir tout à fait insensibles aux plaintes des artistes, aux lamentations des directeurs, aux récriminations du public.
Source : Gallica

Gustave Sujol Mes débuts à Bordeaux [1858] : avant… (1858)

Sujol, qui vient tenir sur notre Grand-Théâtre l'emploi difficile de premier ténor léger, aura à Bordeaux le même succès qu'à Paris, Anvers et Nantes.
Sujol n'est plus un débutant; c'est un artiste consommé; Bordeaux l'adoptera; il peut lutter sans crainte contre toutes les rivalités inquiétantes, sa jeunesse, ses belles facultés natives, sa voix mélodieuse et étendue, tout lui assure une carrière éclatante.
Source : Gallica

Gustave Sujol Mes débuts à Bordeaux [1858] : avant… (1858)

Ceci étant admis, nous trouvons que la Commission des débuts n'est peut être pas une institution mauvaise, mais que tout dépend de la façon dont elle fonctionne et dont elle comprend son mandat.
A notre avis, une commission de cette nature devrait s'oublier pour se préoccuper de l'avis du public. C'est le seul moyen de ne pas se faire siffler à son tour par le public, qui ne siffle plus les comédiens. Nous disons ceci autant pour Bordeaux que pour les autres villes qui pourraient être tentées de Pimiier.
Sujol est un artiste que Paris connaît et qu'il n'a pas dédaigné d'applaudir.
Source : Gallica

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