Résumé

P. Scudo Essais et Notices. — Bordogni

N’est-il pas singulier en effet que dans une école où l’on forme peut-être les meilleurs instrumentistes de l’Europe, où l’enseignement de toutes les parties de l’art musical pèche plutôt par un excès de méthode et par une trop grande division du travail, on en soit encore à comprendre que, pour exprimer avec propriété les diverses nuances de la musique dramatique, il faut que le virtuose soit formé et qu’il soit maître de son organe avant de s’occuper de ce qu’on appelle la déclamation lyrique ?
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P. Scudo Essais et Notices. — Bordogni

C’est ainsi que la belle et pauvre Italie, si maltraitée par le sort, envoie à travers le monde ce nombre prodigieux d’enfans industrieux qui, depuis le conducteur d’ours, le marchand de statuettes et le pifferaro des Abruzzes portant avec noblesse ses guenilles pittoresques, jusqu’au chanteur célèbre et au génie immortel qui crée le Barbier de Séville, charment les loisirs des nations indépendantes. L’art et la papauté, qui est une autre manière de virtuosité, voilà tout ce qui reste au beau pays qui a civilisé l’Europe !
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P. Scudo Essais et Notices. — Bordogni

Chacun avait sa part d’irifluence dans le mouvement général, et la pojice n’était plus le régulateur suprême de la vie morale d’un grand peuple. Dans cette grande et véritable renaissance de la société polie, les arts, et particulièrement la musique, jetèrent un très vif éclat. L’opéra italien attirait dans la petite salle de Louvois la meilleure compagnie et formait une sorte de grand salon neutre, où les dilettanti des opinions les plus opposées se retrouvaient avec plaisir trois fois par semaine.
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