Georges Noufflard

Résumé

Georges Noufflard Lohengrin à Florence

Oui, monsieur, et si vous ne voulez pas me croire, je vous renverrai a Mr De Gubernatis, l’illustre savant, dont la réputation est telle, dans les deux mondes, que l’empereur du Brésil n’a pas voulu traverser Florence sans aller lui faire visite. Non seulement il confirmera mon dire, mais il ajoutera que Lohengrin lui-même est aussi le soleil et qu’Elsa est la lune : toute l’histoire des malheureux amants se fondant sur le fait bien simple que l’astre de la nuit ne peut contempler celui du jour, dans sa splendeur, sans pâlir et mourir à nos yeux.
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Georges Noufflard Lohengrin à Florence

Alors par un mouvement soudain, elle se dressait, et toute roidie elle fixait sur son époux des yeux hagards. Pendant tout le récit pas un geste, mais l’intensité croissante de son regard et le mouvement toujours plus agité de sa respiration, indiquaient un tel crescendo d’angoisse et de douleur passionnées que c’était là un des moments où Mlle Meyer s’élevait le plus haut. Mais elle a compris que durant ce récit, c’est sur le héros que doit se concentrer toute l’attention, et elle a renoncé à cet admirable jeu de scène, montrant ainsi une fois de plus qu’elle a vraiment l’âme d’une artiste.
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Georges Noufflard Lohengrin à Florence

Qui ne voit donc que dans la tragédie lyrique, les mouvements du corps humain doivent s’élever au-dessus de ceux que permet le simple drame récité autant que le chant dépasse la simple déclamation ? — En vérité tout compositeur qui, comme Wagner, a vraiment l’instinct de la grande tragédie, trouve des rhythmes qui, par leur beauté et leur grandeur, exigent de tels mouvements, et c’est grâce à cet appui fourni par la musique que la pantomime tragique peut lutter avec la grande sculpture.
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