Albert Robida

Albert Robida

Résumé

Portrait de Albert Robida Albert Robida Le vingtième siècle

Dans la chambre à peine éclairée par la lueur bleuâtre de la veilleuse électrique, se dessinaient vaguement sur les blancheurs de l’oreiller les contours du visage d’Hélène perdu dans les boucles éparses de ses jolis cheveux ; une respiration calme, à peine perceptible, un demi-sourire sur la figure reposée de la jeune fille, montraient que les soucis de la position sociale à trouver ne la poursuivaient nullement dans ses rêves.
Tout à coup, un sifflement strident et prolongé l’éveilla brusquement ; Hélène ouvrit les yeux en cherchant avec effarement ce que signifiait ce bruit étrange.
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Portrait de Albert Robida Albert Robida Le vingtième siècle

Voilà notre nouveau président, dit M. Ponto ; notre dernière révolution marquera dans l’histoire, elle s’est signalée par un nouveau progrès ! jusqu’aux dernières vacances décennales, le président de la République était tantôt le président de la Chambre et tantôt le président du conseil des ministres ; de là, rivalité, intrigues, lutte sourde qui pouvait dégénérer un jour en lutte ouverte et déranger l’ordre de nos institutions si bien réglées, provoquer des révolutions intempestives, en un mot nous jeter dans l’abîme ! Un mécanicien de génie nous a sauvés. Regardez-moi ce président !
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Portrait de Albert Robida Albert Robida Le vingtième siècle

Les citoyens armés qui gardaient les barricades du faubourg Saint-Honoré goûtèrent la vive sensation d’une surprise nocturne ; éveillés par le fracas des détonations éclatant dans la nuit, ils furent sur pied en un clin d’œil comme de vieux troupiers et coururent aux créneaux de leurs barricades. Sur chaque trottoir une longue file noire s’avançait rasant les maisons ; c’était l’ennemi !
« Feu ! cria le chef de la barricade et à bas le gouvernement ! »
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