Louis Ulbach,
L'homme au gardénia. Volume 2
(1884)
“ Léon grelottait et, pour la première fois, devant ce tableau d'amour maternel, se sentait vaincu. Le pressentiment d'un désastre final lui mordait le cœur. C'était donc pour provoquer cette joie sublime qu'il avait si habilement combiné le piège de cet article, de ce duel! Ah! le lâche Darvincourt, comment avait-il épargné cet enfant, si facile à écraser? Léon n'était encore qu'aux préludes du supplice. Quand madame de Chazeley, non rassurée mais contente, eut retrouvé un peu de sang-froid : — Méchant enfant, dit-elle à son fils, peux-tu me faire passer par une pareille torture ! ”
