Adolphe Belot

Adolphe Belot

Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Fleur-de-crime. Volume 2 (1882)

« Tu n'as que ce que tu mérites ! » Ces mots bourdonnaient dans sa tête fatiguée, endolorie par cette longue et cruelle journée, par cette nuit sans sommeil, par tous les coups qu'il avait reçus.
Après avoir fui sa femme, il était allé se cacher, s'enfouir au fond de son cabinet de travail, et, seul dans l'hôtel maintenant silencieux, il revoyait Albertine Jeanrond, Pierre Vignot, Nadèje. Il les entendait parler, l'insulter, et, toujours au milieu de leurs reproches, de leurs injures, comme un refrain énervant, revenaient ces mots : « Tu n'as que ce que tu mérites ! »
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Fleur-de-crime. Volume 2 (1882)

Tous vos agents, vos cognes, vos pateaux, sont si maladroits, si bêtes. On vous appelle la police de sûreté. La sûreté de quoi?. La sûreté des voleurs. Et tu n'es pas plus fort qu'eux, toi leur chef. Eh bien! pourquoi ce geste?. Tu me tutoies, quoique nous n'ayons jamais rien gardé ensemble, j'ai bien le droit de te tutoyer aussi.
Grisée par ses paroles, furieuse, enfiévrée, guidée en même temps par son instinct qui lui disait : « l'heure se passe, on oublie ton amant, tu gagnes du temps, » après s'en être prise au chef de la sûreté, elle se retournait contre le prince Polkine.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Fleur-de-crime. Volume 2 (1882)

« Votre fortune, votre honneur, votre vie, peut-être, sont en danger. Vous avez donné asile à un malfaiteur ; vous accordez votre confiance à un forçat. Raoul Bernier s'appelle Pierre Vignot, et la jeune fille dont il se dit le frère est sa maîtresse et sort de prison. Prenez garde. »
En effet, les yeux toujours fixés sur les Polkine, attentive à toutes leurs actions, et se rappelant le récit fait un soir dans sa loge par le chef de la sûreté, elle avait deviné que cette petite Bretonne
dont la princesse Nadèje l'entretenait parfois, n'était autre qu'Albertine Jeanrond, dite la Couleuvre.
Source : Gallica

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