Adolphe Belot,
Fleur-de-crime. Volume 2
(1882)
“ « Tu n'as que ce que tu mérites ! » Ces mots bourdonnaient dans sa tête fatiguée, endolorie par cette longue et cruelle journée, par cette nuit sans sommeil, par tous les coups qu'il avait reçus. Après avoir fui sa femme, il était allé se cacher, s'enfouir au fond de son cabinet de travail, et, seul dans l'hôtel maintenant silencieux, il revoyait Albertine Jeanrond, Pierre Vignot, Nadèje. Il les entendait parler, l'insulter, et, toujours au milieu de leurs reproches, de leurs injures, comme un refrain énervant, revenaient ces mots : « Tu n'as que ce que tu mérites ! » ”
