Paul Hervieu

Paul Hervieu

L'armature (1895)

Résumé

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu,  L'armature (1895)

“ Olivier Bréhand, exactement à son poste, allait
et venait, se démenait, très affairé à ne rien faire, l'esprit secoué par à-coups de ses pensées sur la princesse Nagear. Avec les gens de sa livrée, il était encore seul à porter ses couleurs d'équipage, l'écarlate, à galons d'argent. Un scrupule de tact l'avait déterminé à avoir l'air de ne pas profiter de ce que, chez lui, tout pouvait être doré.
« Ce sont les propres chiens du marquis de
Fé » répétait-il avec une fatuité complaisante à M. de Nargencey, qui, assisté de M. de Saint-Bel, avait répondu à son invitation.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu,  L'armature (1895)

“ Et d'avance, on a convenu, sous-entendu que, chez les hommes, l'honneur passe avant tout, doit être satisfait d'abord. L'amour n'a rien à réclamer là contre; vous ne lui faites plus sa part qu'avec ce qui vous reste de temps et de sentiment. Eh bien! moi, je suis une femme, je ne suis d'abord, avant tout, qu'une amoureuse; j'étais celle qui t'adorait. Ah! Jacques, crois-moi, crois-moi! je suis celle qui t'adore Et quand l'amour m'a parlé pour toi, dans sa violence suprême, c'est mon honneur qui n'a plus eu qu'à se taire. ”
Source : Gallica

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu,  L'armature (1895)

“ Ce qu'il y a, en tout cas, de sûr, c'est que jamais, au Rallye-Club, on ne recevra M.'Bréhand. Bréhand, cela signifie uniquement, à l'oreille, à la mémoire, le petit aventurier qui a épousé la fille du baron Saffre. A la rigueur, la grâce du pape pourrait bien faire de vous un comte Bréhand, ce qui constituerait une amélioration. Mais le mieux, en somme, c'est que vous supprimiez toute consonance rimant avec votre passé. Choisissez-vous un nom, à votre guise long ou bref, mais pas tapageur, quelque chose de neuf, qui puisse se couler en douceur et ne lèse les droits de personne. ”
Source : Gallica

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