Marie Maréchal, Un mariage à l'étranger (1880)
“ « Attendriez-vous quelqu'un ? » demande le baron surpris de tant d'élégance pour un dîner de famille. Mlle Schultzer répond qu'elle n'attendait absolument personne, mais que, son coeur débordant de joie, d'allégresse, d'enthousiasme patriotique, il lui est impossible maintenant de porter la sombre livrée du deuil. Sa bien-aimée Frédérica n'est pas oubliée : « Elle ne le sera jamais, » ajoute-t-elle avec une énergie des plus accentuées ; mais un sentiment nouveau est venu se placer dans son coeur à côté de ses éternels regrets et faire diversion à ses désespérantes pensées. ”
