Lucie Delarue-Mardrus,
Comme tout le monde
“ La veilleuse agite des fantômes tout autour de la chambre. Les respirations des petits sont légères, dans le clair-obscur, mais celle de Léon s’accentue jusqu’au ronflement, et, du ronflement, passe à l’étranglement. Isabelle remue dans le lit pour le faire taire. Et, comme elle se retourne, sa hanche touche le corps chaud du dormeur. Celui-là, c’est son mari, l’homme permis, le compagnon médiocre de sa vie médiocre. Celui-là, c’est le devoir, c’est l’honnêteté, c’est l’honneur. Pourquoi de telles choses n’ont-elles rien à voir avec le rêve ? ”
