Mario Uchard

Mario Uchard

Résumé

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard La buveuse de perles (1882)

Par bonheur, la nouvelle certaine de l'embarquement de Surville et de l'enfant pour l'Amérique, attestée par le vicomte Aymar, et le retour de Catherine, l'avaient réconforté soudain.
Les somptuosités folles de ce grand train, l'éclat des lumières, le ton relevé des convives, qui tous étaient quelqu'un par l'esprit, les façons ou le talent, donnaient à la fête l'enjouement fantaisiste de bonne compagnie de ce certain monde supérieur et charmant ne vivant qu'entre soi, et qui ne compte guère à Paris qu'un millier d'élus.
Source : Gallica

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard La buveuse de perles (1882)

Pour Catherine, qui, depuis si longtemps, quittait le matin son logis vide, le retrouvant vide le soir, il y avait là un rattachement au bonheur familial, si restreint qu'il fût. Elle se sentait un home, un foyer qui vivait, lui donnant ce souci charmant de pourvoir au confort de son ménage.
Du côté de sa mère, bien que les gracieusetés toutes nouvelles de M. Bonnard lui parussent surtout motivées par le surcroît d'affaires qu'il lui devait, Catherine était trop en plein dans sa triomphante opinion d'elle-même, pour ne point oublier les brouilles du passé.
Source : Gallica

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard La buveuse de perles (1882)

Comme il le disait, dans son langage, le parrain avait trop voyagé pour essayer de se livrer à un prêche sur les rocamboles de l'honneur et de la vertu. La dèche, l'horrible dèche sévissait avec des rigueurs aiguës. Bien qu'il sût à Catherine une âme trop haute, pour se plier à cette misérable condition de femme entretenue, qui
est le pire des métiers, il connaissait les affres de ces détresses connues des femmes dévoyées, à l'heure où la question se pose, entre la richesse à mains pleines et le boisseau de charbon...
Source : Gallica

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