Paul d’Ivoi,
L’Homme sans visage
“ Ce n’était point leur sens qu’ils renfermaient. Ils se produisaient comme des palpitations d’âme, inexplicables à l’esprit, et que cependant l’âme comprend clairement. Et le visage de la marquise de Almaceda se rembrunit soudain. Avec une sorte d’angoisse prophétique, elle acheva : — Et cependant, ayez peur, ayez peur... Le monde est impitoyable. Patriotisme, dévouement, courage, amour, rien n’est compté à l’espion, ni aux siens, fille, femme... ou sœur. Le mot qui flagelle, les marque à jamais... Espion ! race d’espions !... Oh ! je sais bien, le monde est injuste, féroce, stupide... ”
