Paul d’Ivoi,
L’Homme sans visage
“ Ce oh ! c’est un cri de protestation éperdue que Niète n’a pu retenir. Il vibre terrible dans la salle, amenant sur les traits du comte une contraction soudaine. — Ah ! gronde-t-il, tandis qu’en ses yeux s’allume un éclair, voilà bien ce que je pressentais... Pour que ma petite Niète ne soupçonne pas mes angoisses depuis sa disparition ; pour qu’elle juge opportun de me refuser la joie de la savoir sauvée ; pour qu’elle permette que ce bonheur de la savoir vivante, libre, me soit jeté par un domestique indifférent ; il faut que mes ennemis l’aient gagnée à leur cause. ”
