Jean-François Champollion

Jean-François Champollion

Résumé

Portrait de Jean-François Champollion Jean-François Champollion Panthéon égyptien

Mais les Égyptiens qui cultivèrent les arts du dessin dans le seul but de les appliquer à l’expression de la pensée, et dont les peintures, les statues et les bas-reliefs n’étaient, en quelque sorte, que des caractères ou des phrases de la grande écriture monumentale, trouvèrent convenable, lorsqu’ils traçaient l’image d’un dieu, d’exprimer d’un seul trait sa qualité principale ou son attribution particulière, en métamorphosant la tête humaine, commune à toutes les divinités, en la tête de l’animal symbole de la qualité divine qu’on adorait dans chaque personnage mythique.
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Portrait de Jean-François Champollion Jean-François Champollion Panthéon égyptien (1825)

Selon les débris de la doctrine Égyptienne, épars dans les écrits des derniers Platoniciens et dans les livres Hermétiques, la déesse Nèith, ou la Minerve Égyptienne, ne formait qu’un seul tout avec le Démiurge Amoun, à l’époque même qui précéda la création des ames et celle du monde physique. C’est en la considérant dans cet état d’absorption en l’Être premier, que les Égyptiens qualifièrent Nèith de divinité à la fois mâle et femelle. Le monde étant composé de parties mâles et de parties femelles [75] , il fallait bien que leurs principes existassent dans le dieu qui en fut l’auteur.
Source : Gutenberg

Portrait de Jean-François Champollion Jean-François Champollion Panthéon égyptien

Mais supposant aussi que l’épervier était d’une nature ignée, comme le Soleil, et très-destructeur, comme ce même dieu à la colère duquel ils attribuaient les maladies pestilentielles [5] ; persuadés enfin que seul d’entre les êtres vivants, l’épervier avait la faculté de fixer ses yeux sur le disque éblouissant du Soleil, ils le consacrèrent d’abord à cette grande divinité qu’ils représentaient emblématiquement sous la forme même d’un épervier [6] .
Cet oiseau de proie fut ainsi introduit dans les sanctuaires de l’Égypte, comme une image vivante du dieu Phré ou le Soleil personnifié.
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