Céline Fallet

Résumé

Céline Fallet France et Italie , par C. Fallet (1860)

Ils ne couraient pas, dit un témoin oculaire; les uns rampaient et venaient saisir leur ennemi avant qu'il eût pu faire un mouvement; il y en avait qui bondissaient dans la plaine en poussant des hurlements et tombaient sur les Autrichiens
épouvantés, frappant de tous côtés, avec la baïonnette, avec la crosse, sans merci ni quartier. On a vu bientôt une mêlée horrible. La voix du canon était couverte par des clameurs d'une harmonie sauvage, qui n'étaient ni les chants de victoire ni les plaintes des mourants et des blessés. Nos soldats s'excitaient entre eux.
Source : Gallica

Céline Fallet France et Italie , par C. Fallet (1860)

Sire, le jugement sur la sainteté de la guerre que Votre Majesté a entreprise, de concert avec le roi Victor-Emmanuel II, est désormais prononcé par l'opinion unanime de l'Europe civilisée, et les noms de Montebello, de Palestro et de Magenta, appartiennent déjà à l'histoire. Mais si, au jour de la bataille, la grandeur des plans de Votre Majesté, égalée à peine par l'héroïsme de vos soldats, nous rend sûrs de la victoire, nous ne pouvons le lendemain que déplorer amèrement la perte de tant de braves qui vous suivirent au champ d'honneur.
Source : Gallica

Céline Fallet France et Italie , par C. Fallet (1860)

Le feu devint plus vif, l'ennemi paraissait se rapprocher. Le commandant
reçut du colonel un billet au crayon ; il nous lança en tirailleurs dans les blés, si hauts, que nous avions à peine besoin de nous baisser. Nous nous éparpillâmes en tirant plus de cinq coups à la minute ; nous faisions l'effet d'une division.
L'ennemi parut le croire; il envoya une batterie, dont les boulets sillonnèrent les épis drus et serrés où nous nous abritions. Cela ne nous fit pas grand mal ; la mitraille, lorsqu'il vit notre petit nombre, nous blessa au contraire beaucoup de monde.
Source : Gallica

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