Céline Fallet, France et Italie , par C. Fallet (1860)
“ Ils ne couraient pas, dit un témoin oculaire; les uns rampaient et venaient saisir leur ennemi avant qu'il eût pu faire un mouvement; il y en avait qui bondissaient dans la plaine en poussant des hurlements et tombaient sur les Autrichiens épouvantés, frappant de tous côtés, avec la baïonnette, avec la crosse, sans merci ni quartier. On a vu bientôt une mêlée horrible. La voix du canon était couverte par des clameurs d'une harmonie sauvage, qui n'étaient ni les chants de victoire ni les plaintes des mourants et des blessés. Nos soldats s'excitaient entre eux. ”
