L. Le Saint, Récits militaires, Crimée et Italie (1867)
“ Cent-cinquante mille Français avaient vaincu deux cent mille Autrichiens, maîtres de positions redoutables et prêts depuis longtemps. Nos soldats, sous un soleil de feu, s'étaient battus pendant douze heures sans prendre ni repos ni nourriture. Ils s'étaient emparés de trente pièces de canon, d'un grand nombre de caissons et de trois drapeaux ; ils avaient fait en outre six mille prisonniers, et cela sous les yeux de l'empereur d'Autriche, en présence de l'Empereur et du roi de Sardaigne : c'était une noble satisfaction pour le patriotisme français. ”
