Résumé

L. Le Saint Récits militaires, Crimée et Italie (1867)

Cent-cinquante mille Français avaient vaincu deux cent mille Autrichiens, maîtres de positions redoutables et prêts depuis longtemps. Nos soldats, sous un soleil de feu, s'étaient battus pendant douze heures sans prendre ni repos ni nourriture. Ils s'étaient emparés de trente pièces de canon, d'un grand nombre de caissons et de trois drapeaux ; ils avaient fait en outre six mille prisonniers, et cela sous les yeux de l'empereur d'Autriche, en présence de l'Empereur et du roi de Sardaigne : c'était une noble satisfaction pour le patriotisme français.
Source : Gallica

L. Le Saint Récits militaires, Crimée et Italie (1867)

« Le fantassin n'a pas cette élégance qui distingue les soldats des régiments d'élite. Il n'a pas l'esprit pétillant de verve et d'entrain qui caractérise certains corps spéciaux; il n'a pas non plus cette science, cette précision, qui est l'apanage du génie et de l'artillerie, mais il sait remplacer avantageusement les qualités par les vertus.
» Le fantassin est modeste. Il ne cherche pas à intimider les pékins (terme militaire) par des gestes de pourfendeur; il ne crie pas haut et ne cherche pas à avoir partout la plus belle place.
Source : Gallica

L. Le Saint Récits militaires, Crimée et Italie (1867)

En passant devant l'Empereur, les régiments de la garde lui remettent leurs drapeaux; plusieurs de ces drapeaux, comme du reste ceux des autres troupes, troués de balles, criblés de mitraille, noirs de poudre, décolorés, ne sont plus que des lambeaux sublimes. Ils sont salués par les plus vifs applaudissements. La ligne, cette troupe courageuse et modeste, le peuple de l'armée, est l'objet des plus touchantes ovations. On accueille avec une bruyante sympathie les zouaves à la martiale désinvolture, à l'uniforme pittoresque
Source : Gallica

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