Résumé

Louis-Auguste-Mathieu Chauvel Allocution en faveur des blessés et des familles des militaires tués ou blessés à l'armée d'Italie… (1859)

Et la cause même qui a amené leurs blessures et leurs souffrances, n'est-elle pas notre propre cause? Qui d'entre eux donc peut souffrir, que nous ne souffrions nous-mêmes ? Quis infirmatur, et ego non infirmor? (II Cor. XI, 29.) Qui d'entre eux laisse échapper un cri de douleur, sans que ce cri ne pénètre au plus profond de nos âmes, et ne réveille en nous le sentiment d'une douleur égale ? Qui d'entre eux exhale son dernier soupir, sans que nos coeurs chrétiens ne s'élèvent vers le Dieu des miséricordes, et ne l'implorent en faveur de ce frère bien-aimé ?
Source : Gallica

Louis-Auguste-Mathieu Chauvel Allocution en faveur des blessés et des familles des militaires tués ou blessés à l'armée d'Italie… (1859)

Leur dernière pensée était pour la patrie absente et pour cette autre patrie, leur suprême espoir 1... Tous leurs désirs se tournaient alors vers le Dieu de leur enfance, vers le Dieu que leur mère leur avait appris à connaître; ils lui faisaient le sacrifice de leur vie, et la crainte de la douleur ou de la mort n'avait aucune prise sur ces consciences purifiées et vivifiées par la prière et par l'espérance du ciel.
Ah! si le Seigneur s'appelle lui-même le Dieu des armées, n'est-il pas surtout le Dieu des armées de la France?
Source : Gallica

Louis-Auguste-Mathieu Chauvel Allocution en faveur des blessés et des familles des militaires tués ou blessés à l'armée d'Italie… (1859)

Ici, c'est un blessé; le sang coule, la vie s'échappe, la main du pauvre blessé erre sur sa poitrine, elle y cherche son crucifix, sa médaille, tendres souvenirs qui si souvent l'ont ramené par la pensée au foyer de sa pieuse famille, il porte à ses lèvres mourantes ces précieux objets de sa foi, et seul, en présence de son Dieu, ce héros chrétien exhale son dernier soupir...
Source : Gallica

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