Résumé

Cavel Histoire de l'empire par M. Thiers (1875)

Nous avons vu comment M. Thiers avait à sa manière reconnu cette bienveillance. Ce titre qu'on a voulu faire flatteur est un titre faux. Un historien doit être impartial et véridique et non national. S'il est national il n'est qu'apologiste. En écrivant l'histoire de l'Empire, M. Thiers était tenu d'être vrai et impartial vis à vis de l'Empereur, sans le flatter ni le dénigrer, ni sans songer à aduler la nation. Mais pour cela il aurait fallu
que M. Thiers eût cumpris le rôle que la providence avait destiné à l'Empereur.
Source : Gallica

Cavel Histoire de l'empire par M. Thiers (1875)

Un si frénétique empire exercé par un homme sur un peuple n'est pas sans sa raison d'être, et il faut convenir qu'il ne peut guère être compris par celui qui n'eut pas le bonheur d'être sacré par cet étrange regard. Les moeurs de l'Empire furent ce que peu d'hommes savent aujourd'hui : et un changement dans les mœurs, en dépit des faiseurs de théories politiques, est de plus haute importance que toute cette série de constitutions politiques qui ont défilé sans laisser de traces, tandis que les mœurs nouvelles ne passent pas, ou du moins ne passeront qu'avec le concours des siècles.
Source : Gallica

Cavel Histoire de l'empire par M. Thiers (1875)

Le rôle qu'il imposa à la France ne sera pas du goût de tout le monde. Si l'on se place au point de vue de la seule raison et des seuls intérêts nationaux, on regrettera forcément tant de sang et tant de sacrifices de la part de la France. Le bourgeois dit comme M. Dupin : le sang de la France n'appartient qu'à la France ; et le bourgeois aurait préféré que l'Empereur se fût consacré uniquement à une tâche française, et qu'au lieu d'entraîner la France du nord au midi.
Source : Gallica

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