Résumé

Histoire du petit caporal (1848)

“ Les circonstances favorisaient singulièrement Bonaparte. L'éclat de ses faits d'armes lui avait conquis l'affection de toute l'armée, et les ballottements politiques, qui avaient agité la France, faisaient désirer une autorité forte qui mît fin à une situation devenue fâcheuse.. La nation avait épuisé sa sève à démolir pièce-à pièce les abus sociaux , mais elle n'était pas encore mûre pour la liberté. Le rôle, politique de cette époque était rempli : il fallait maintenant un homme puissant qui sût, au besoin, défendre le pays contre l'étranger et le protéger contre les discordes civiles. ”
Source : Gallica

Histoire du petit caporal (1848)

“ Et, en effet, l'étoile de Napoléon pâlit depuis lors. Wellington empêche le Français de s'emparer du Portugal, et venge l'Espagne de la plus inqualifiable des invasions. Le désastre de Moscou vient montrer que l'Empereur en est à deux doigts de sa perte. L'obstination de ce prince déchaîne contre lui toute l'Europe. A Leipsick, il est comme écrasé par la coalition (1813) ; en vain quelques avantages partiels lui redonnent un peu de confiance; les ennemis sont aux portes de la capitale, et il s'écrie : Je suis plus près de Vienne qu'ils ne le sont de Paris ! ”
Source : Gallica

Histoire du petit caporal (1848)

“ A partir de ce moment les circonstances vinrent constamment au secours de l'incontestable génie de Napoléon. La Convention le confirma dans le grade de chef de bataillon, et le chargea ensuite de la défense des côtes de la Méditerranée, poste difficile dans lequel on eut beaucoup à se louer de sa vaste intelligence. Un instant, il est vrai, la chute des Terroristes enveloppa le jeune, guerrier dans leur disgrâce : il resta plusieurs mois eu prison, et fut plongé dans un dénûment véritable. Réduit au désespoir, Bonaparte forma le dessein de passer à l'étranger ”
Source : Gallica

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