Résumé

Un français à ses compatriotes (1815)

La nation a rappelé son Empereur, la nation le défendra. Ce n'est plus une armée trahie dans ses rangs même ; ce n'est plus une défection d'Yorck, une déroute de Leipsick.
Il n'y a plus de découragement dans le peuple; il ne craint plus l'ambition de son chef, il déteste le joug de l'étranger. Il y a un an l'Europe entière succombait sous les efforts de soixante mille braves exténués : quelles seront aujourd'hui ses espérances
Source : Gallica

Un français à ses compatriotes (1815)

C'est du sein de ces ruines que sortiront des légions. La puissance nationale renaîtra comme renaissait jadis le sphinx de sa cendre.
Peuple de la frontière! ne vous étonnez pas si vous n'avez pas éprouvé tous les maux qu'ont soufferts vos frères de l'intérieur; on vous réservait l'honneur d'être Allemands, on ménageait en vous sa propriété. Je suppose un-instant, pardonnezmoi cet outrage, je suppose que vous soyez assez peu sensible au nom glorieux de Français pour attendre paisiblement le
joug de l'étranger.
Source : Gallica

Un français à ses compatriotes (1815)

Deux fois l'expérience vous a prouvé que l'amour du peuple était la plus grande force du souverain. C'est parce que d'indignes flatteurs vous ont caché la vérité, que ce peuple, qui se serait armé, vous a laissé partir pour l'île d'Elbe; c'est parce que ce peuple vous désirait pour le sauver de l'oppression, que vous êtes remonté sur le trône.
Source : Gallica

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