Résumé

La famille de l'empereur (1848)

Les Hollandais qui inclinaient pour la France ont été persécutés ; les Français ont été chassés, déconsidérés, et j'ai eu la douleur de voir en Hollande, sous un prince de mon sang, le nom français exposé à la honte... Voulez-vous être dans la voie de la bonne politique ? Aimez la France, soyez d'abord Français et frère de l'Empereur ; vous serez dans le chemin des vrais intérêts de votre royaume... Louis, vous ne voulez pas régner longtemps. Vos actions décèlent mieux que vos lettres intimes les sentiments de votre âme.
Source : Gallica

La famille de l'empereur (1848)

Soldats ! aussi longtemps que j'ai pu croire que l'empereur Napoléon combattait pour la paix et le bonheur de la France, j'ai combattu à ses côtés ; mais aujourd'hui il ne m'est plus permis de conserver aucune illusion ; l'Empereur ne veut que la guerre. Je trahirais les intérêts de mon ancienne patrie, ceux de mes États et les vôtres, si je ne séparais pas sur-lechamp mes armes des siennes pour les joindre à celles des puissances alliées, dont les intentions magnanimes sont de rétablir la dignité des trônes et l'indépendance des nations.
Source : Gallica

La famille de l'empereur (1848)

Murât, dès qu'il fut à Naples, fit comme les autres : il se crut roi par la grâce de Dieu, et plus légitime que tous les Bourbons; il voulut n'être plus que Napolitain ; il flatta tous les goûts de ses sujets, il sépara ses intérêts des intérêts de la France. Son ambition était de devenir le protecteur de l'indépendance italienne contre l'Empereur. Ce fut lui qui s'avisa le premier de vouloir contraindre les Français qui l'avaient suivi de se faire naturaliser Napolitains.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature