Résumé

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet La Justice d'avril. Lettre à M. Guizot… (1835)

Mais vous, homme grave, qui connaissez l'Angleterre et la France, comment osez-vous dire que la liberté individuelle trouve autant de garanties dans l'un et dans l'autre pays ?
Ne savez-vous pas qu'en France la liberté individuelle est à la discrétion d'un procureur du roi, ou d'un juge d'instruction, ou d'un préfet de police, qui peuvent décerner des mandats d'arrestation; que ces fonctionnaires sont dans la dépendance absolue du ministre, dont ils exécutent aveuglément les ordres
quand ils ont plus d'ambition que de conscience
Source : Gallica

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet La Justice d'avril. Lettre à M. Guizot… (1835)

Quant aux accusés d'avril, puisque vous faites la folie de les poursuivre, ne tardez plus à les juger. Ce ne sont pas eux qui redoutent ces débats dans lesquels de nobles et courageux martyrs d'une cause sainte et sacrée, suivis jusques sur leurs bancs par les sympathies populaires et par l'intérêt universel, paraîtront bien autrement grands et tranquilles que leurs accusateurs et leurs juges : mais hâtez-vous de les juger ; car chaque jour de retard est un criminel déni de justice pour lequel vous aurez besoin d'une amnistie.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Cabet Étienne Cabet La Justice d'avril. Lettre à M. Guizot… (1835)

Comment pouvez-vous comparer la justice française à la justice anglaise, quand vous savez qu'en France les fonctionnaires publics, quels que soient leurs attentats contre la liberté, ne peuvent être poursuivis qu'avec la permission du gouvernement, qui ne l'accorde jamais en matières politiques, tandis qu'en Angleterre tout magistrat quelconque et tout agent de la force publique, militaire ou civil, peut être poursuivi, sans autorisation, par la partie lésée, devant des jurés, qui condamnent ordinairement le coupable ?
Source : Gallica

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