Résumé

Le Procès des Ministres du 16 Mai (1879)

Une des plus fortes garanties de la défense, dit en termes excellens M. Faustin Hélie dans son traité d'instruction criminelle, est la juridiction qui est appelée par une première appréciation des charges de l'instruction à décider, comme le faisait dans notre ancien droit le règlement à l'extraordinaire, s'il y a lieu de donner suite ou d'annuler la poursuite... Le lien indissoluble qui attache l'instruction préalable à la justice pénale est si étroit que le pouvoir de la diriger ne peut être confié qu'à un juge; il est inhérent à sa mission.
Source : Gallica

Le Procès des Ministres du 16 Mai (1879)

Ce n'est pas un des moindres inconvéniens des procès politiques que les règles de leur procédure ne sont écrites nulle part d'une façon précise. A chaque pas de la procédure ordinaire, le code d'instruction criminelle veille sur les droits de l'inculpé, depuis le jour où arrêté sur l'ordre du magistrat compétent il est inscrit, sous certaines garanties sévèrement prescrites, sur le registre d'écrou de la maison d'arrêt, jusqu'à celui où il comparaît devant les assises assisté d'un défenseur, au besoin commis d'office.
Source : Gallica

Le Procès des Ministres du 16 Mai (1879)

Le procès qui en serait le dénoûment aurait-il le caractère pacifique d'un grand débat politique, d'une sorte de tournoi oratoire entre l'accusation et la défense, entre les ministres du 16 mai et leurs adversaires politiques? Nous ne le croyons pas. Il ne faut pas s'imaginer en effet que les principes tutélaires de la justice soient chose tellement conventionnelle que leur violation ne tire point à conséquence, et qu'il puisse dans un grand pays être porté atteinte à ces principes sans qu'il en résulte dans tout l'ordre social un trouble profond.
Source : Gallica

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