Résumé

La vérité sur M. A. Thiers (1877)

Et puis, quelle fécondité d'expédients ! quelle vivacité d'intelligence! quelle aptitude à tout comprendre, à tout expliquer! M. Thiers était journaliste, homme de lettres, financier : il se fût fait, le cas échéant, général d'armée. Et même, en dépit de la direction de ses études, il enviait par-dessus tout le rôle de l'homme de guerre.
Dans son Histoire de la Révolution française, il avait affecté de grandes connaissances stratégiques, et il n'eût aimé rien tant que de monter à cheval, de passer des troupes en revue, de se mettre auprès du soldat en quête de popularité.
Source : Gallica

La vérité sur M. A. Thiers (1877)

Quelquefois, après avoir combattu, dans le conseil, des desseins funestes, M. Guizot courait en faire l'apologie à la tribune et y prononçait des mots implacables, de ces mots qui restent. Il n'en était pas de même de M. Thiers, corrupteur infatigable de la presse, habile à ruser avec l'opinion, et courtisan heureux de cette portion de la bourgeoisie qui se piquait de libéralisme et d'orgueil national. Quoi qu'il en soit, M. Thiers n'avait ni l'amour de l'humanité, ni l'intelligence de ses progrès possibles
Source : Gallica

La vérité sur M. A. Thiers (1877)

Ce siècle bourgeois se mirait dans ce bourgeois. Aussi le gros du public l'a toujours un peu traité en enfant gâté. Certes, on a eu bien des heures de colère contre lui, en 1840 par exemple, quand on le vit tomber dans tous les piéges que les puissances étrangères tendaient à son cabinet, tirer des pétards et recevoir des soufflets comme le bombardement de Beyrouth et de Saint-Jean-d'Acre, et la note du 8 octobre. Mais, M. Thiers a toujours si bien oublié et si vite ses torts qu'on les lui pardonnait.
Source : Gallica

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