Résumé

Quelques réflexions sur la politique extérieure du cabinet du 29 octobre (1844)

Ce gouvernement n'est pas seulement la meilleure forme politique pour concilier à l'intérieur l'ordre et la liberté , et faire prévaloir les voeux et les intérêts du pays ; il a encore, au point de vue de la politique extérieure, de grands avantages. Il y a des circonstances où il prête une grande force au gouvernement dans ses rapports avec l'étranger, en jetant dans la balance le poids des résolutions de tout un peuple. Ce n'est plus alors un Cabinet seulement, c'est une nation tout entière qui négocie. Dans ces grandes occasions le gouvernement représentatif est admirable.
Source : Gallica

Quelques réflexions sur la politique extérieure du cabinet du 29 octobre (1844)

Comment lui faire un crime de n'avoir pas cru alors au maintien de la paix, lorsque nous-mêmes nous n'osions y croire et que nous craignions devoir notre gouvernement débordé par les factions? La sagesse du roi n'était pas une garantie suffisante : il pouvait être entraîné. La grande majorité de la nation voulait la paix; mais on avait vu trop souvent dans le cours de notre première révolution les hommes sages, quoique les plus nombreux, se tenir à l'écart et laisser, par leur faiblesse, le champ libre à des minorités turbulentes qui finissaient par s'emparer du pouvoir.
Source : Gallica

Quelques réflexions sur la politique extérieure du cabinet du 29 octobre (1844)

Depuis longtemps la guerre n'est plus un danger qui nous menace. Le Cabinet actuel en a fait disparaître les dernières traces. Mais il est un service aussi grand qu'il veut rendre au pays; il veut que cette paix heureusement maintenue depuis treize ans, et qui a été déjà si féconde pour le développement de notre prospérité intérieure, le soit également pour le développement de notre influence au dehors. Il faut pour cela que la France et l'Europe se comprennent enfin, et apprennent à se connaître.
Source : Gallica

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