Résumé

Révélations politiques (1859)

Admettons le contraire, c'est-à-dire une victoire, deux victoires même, contre le Piémont et la France qu'elle force ainsi à devenir son adversaire, suppose-t-elle que l'Europe la laisserait devenir plus prépondérante en Italie par la possession de Turin? Les diplomates autrichiens eux-mêmes connaissent trop bien le terrain pour avoir cette espérance. Aucun profit donc de ce côté ; aussi ne cesserons-nous pas de répéter que le véritable mobile de l'Autriche n'est autre que de surexciter l'Europe pour se faire pardonner ses embarras financiers, qui ne pourront que s'accroître chaque jour.
Source : Gallica

Révélations politiques (1859)

Mais, depuis qu'un jeune et généreux souverain est à la tête de la nation russe, la vieille monnaie de Vienne n'a plus cours en Russie, où on trouve qu'assez longtemps des sacrifices ont été faits pour soutenir une nation qui prétend n'agir jamais que pour elle et uniquement dans ses intérêts, sans s'inquiéter nullement du reste du monde. Le progrès, la civilisation, les lumières, l'équilibre, les nationalités, que font à l'Autriche toutes ces questions, pourvu qu'elle vive et vive bien aux dépens des autres ?
Source : Gallica

Révélations politiques (1859)

Les Anglais, si froids aujourd'hui à l'endroit de l'Italie, ne tarissaient pas alors de louanges en l'honneur de ce petit royaume, venant ainsi résolêment risquer une grande partie de ses forces pour le triomphe d'une cause européenne. Plus généreux, plus dévoué en cela que l'Autriche demeurée inactive malgré son approbation donnée au principe que défendaient par les armes les deux grandes puissances, le Piémont a conquis les sympathies de la France en se joignant à elle, et on aurait pu croire que l'Angleterre partageait ces sentiments.
Source : Gallica

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