Révélations politiques (1859)
“ Admettons le contraire, c'est-à-dire une victoire, deux victoires même, contre le Piémont et la France qu'elle force ainsi à devenir son adversaire, suppose-t-elle que l'Europe la laisserait devenir plus prépondérante en Italie par la possession de Turin? Les diplomates autrichiens eux-mêmes connaissent trop bien le terrain pour avoir cette espérance. Aucun profit donc de ce côté ; aussi ne cesserons-nous pas de répéter que le véritable mobile de l'Autriche n'est autre que de surexciter l'Europe pour se faire pardonner ses embarras financiers, qui ne pourront que s'accroître chaque jour. ”
