Résumé

De la responsabilité des ministres… (1819)

“ C'est-à-dire, qu'il place le plus terrible arbitraire au centre de toutes les passions; car une assemblée délibérante, et sans passion, ne se conçoit pas plus qu'un système d'ordre et de vie sans mouvement. Et quel sujet d'accusation est plus propre à exciter ces passions, que celle portée contre les agents d'un immense pouvoir, qui s'est mu, peut-être, en sens opposé de ses juges. C'est à ces hommes, naguère objets d'envie , et maintenant descendus à la triste condition des accusés, qu'il convient de donner une garantie puissante. ”
Source : Gallica

De la responsabilité des ministres… (1819)

“ Le droit de récusation que le projet promet aux ministres accusés, est le même que celui réservé aux parties civiles dans les cas ordinaires, c'est-à-dire que si l'on est parent on allié à certain degré, si l'on a été en procès, si l'on a mangé ou bu chez la parle, etc., on ne peut rester juge; mais les juges dont il s'agit ici, qui auront pu se soustraire à des moyens d'une récusation banale, seront - ils toujours affranchis de ces hautes passions qu'allume l'ambition. Les ministres doivent avoir un droit de récusation libre et sans expression de motif. ”
Source : Gallica

De la responsabilité des ministres… (1819)

“ Toutes les infractions ne sont pas comprises dans les actes de trahison et de concussion. Les ministres ne seraient pas inviolables si, par exemple, ils devenaient coupables de meurtre, d'attentats à la liberté individuelle , ou de tel autre excès. Tout est réglé pour ce genre de délit ; il n'y aurait rien à faire, si ce n'est peut-être d'augmenter les degrés de peine, parce que des agents supérieurs seraient d'autant plus coupables qu'ils seraient descendus à une criminalité plus vulgaire. ”
Source : Gallica

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