Résumé

De la responsabilité des ministres

Ils sont, en quelque sorte placés au sommet de toutes les diverses espèces d'actes que peuvent faire les ministres : c'est par leur gravité et non par leur nature propre et spécifique, qu'ils donnent ouverture à la responsabilité juridique. Ainsi la Charte n'a pas entendu restreindre la responsabilité à des cas spéciaux et déterminés, dits trahison ou concussion. Elle a voulu dire que les ministres ne pourraient être accusés que pour des actes commis avec des intentions assez méchantes, et accompagnés de circonstances assez graves, pour être qualifiés de trahison.
Source : Gallica

De la responsabilité des ministres

La responsabilité juridique ne diffère point essentiellement de la responsabilité générale; elle en est seulement le dernier degré, le maximum. Tandis que l'une ne frappe que l'inhabileté, que toute sa pénalité se borne au discrédit, la seconde atteint la haute forfaiture, et peut entraîner les peines les plus graves que la société se croie en droit d'infliger.
Or, il est prouvé qu'il n'y a point de loi nécessaire ni possible sur la responsabilité générale des ministres, puisqu'elle naît et se règle par la situation relative et le jeu des pouvoirs constitutionnels
Source : Gallica

De la responsabilité des ministres

A la considérer dans son principe et dans toute son étendue, elle repose sur ce fait que., pour gouverner, les ministres ont besoin d'avoir la majorité dans les Chambres, et que, pour avoir la majorité, ils sont obligés de prouver qu'ils la méritent, c'est-à-dire, d'expliquer et de justifier incessamment leur conduite. Ainsi, la responsabilité leur commande , non-seulement la fidélité, mais les lumières ; toujours engagés dans une lutte d'où dépend leur existence publique, c'est peu d'être purs, ils sont tenus d'être habiles et de le prouver.
Source : Gallica

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