Résumé

Arthur Meyer Ce que mes yeux ont vu (50e édition… (1912)

Mais ce snobisme , qui n' est que la parodie de l' orgueil , n' est pas né chez nous ; il nous est venu d' Angleterre et empoisonne le monde entier . En France , c' est le refuge naturel d' une société à laquelle la République a refusé toutes les réalités et qui est condamnée à se contenter des apparences . Le snobisme n' est pas d' ailleurs l' apanage exclusif de ceux que nos institutions livrent à l' inaction ; les républicains aussi en sont fâcheusement affectés .
En d' autres temps , les ministres , fraîchement nommés , se précipitaient au foyer de la danse , à l' Opéra .
Source : Gallica

Arthur Meyer Ce que mes yeux ont vu (50e édition… (1912)

Le général Boulanger ne nous avait pas trompés ; nous nous étions trompés sur lui . Le boulangisme , c' est du bonapartisme qui ne réussit pas . Pour qu' il réussisse , il lui faut Bonaparte , et Boulanger n' était un Bonaparte que dans « l' idée » populaire . C' était un Bonaparte « idéal » .
Ce qui fait la beauté essentielle de l' homme , c' est qu' il y a en lui une somme d' idéal qu' il
lui faut impérieusement dépenser .
Source : Gallica

Arthur Meyer Ce que mes yeux ont vu (50e édition… (1912)

Une telle monarchie , faite de tolérance et de justice , pourrait seule nous assurer le relèvement national sans être obligée , pour durer , de subir cette formule si dangereuse : « Tout pour le peuple , tout par le peuple . » Tout pour le peuple , oui , car c' est le programme commun à tout gouvernement de braves gens ; tout par le peuple , non , car c' est une utopie , forgée par ses pires adversaires , pour le berner et l' asservir . Le peuple est un grand enfant qu' il faut protéger contre ses propres caprices , contre ses trop fréquents entraînements .
Source : Gallica

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