Résumé

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Notes et souvenirs de M. Thiers… (1901)

Je ne suis pas, ajoutai-je, un homme de parti, et si les Bonaparte avaient donné une liberté suffisante et pratiqué une sage politique, sans les servir, je ne les aurais pas combattus; mais après les calamités qu'ils ont attirées sur la France, personne ne les supporterait.
— Je sais, me répondit M. de Bismarck, que vous n'êtes pas un homme de parti, mais un Français uniquement attaché à son pays, et je comprends le sentiment que vous éprouvez. Je suis d'ailleurs, moi-même, d'avis que, pour traiter de la paix, une assemblée élue par la nation vaut mieux qu'une restauration impériale.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Notes et souvenirs de M. Thiers… (1901)

La Prusse, lui répondis-je, moins que toute autre puissance, aurait le droit de reprocher à la France ses conquêtes. La France, autrefois la Gaule, a toujours été un grand empire. Elle tient son territoire de la nature même, non de la guerre ni de la politique; et la conquête nécessaire et légitime de ses frontières naturelles n'a jamais eu pour mobile l'ambition de s'agrandir. Mais au contraire, vous, Prussiens, du Grand-Electeur au Roi actuel, vous n'avez vécu qu'en prenant quelque chose à quelqu'un.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Notes et souvenirs de M. Thiers… (1901)

ANNEXE N° 1 M. Jules Favre à M. Thiers.
MINISTÈRE
DES
AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Cabinet
11 septembre 1870.
MON CHER ANCIEN COLLÈGUE,
Permettez-moi de vous remercier du fond du coeur, tant en mon nom qu'au nom des membres du Gouvernement de la Défense nationale, du sacrifice que vous voulez bien faire en acceptant la mission que je suis si heureux de vous confier. Vous n'en avez mesuré ni les fatigues ni les périls, vous n'avez écouté que votre patriotisme. Vous en serez récompensé par le noble sentiment d'avoir accompli une grande action.
Source : Gallica

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