Adolphe Thiers,
Notes et souvenirs de M. Thiers…
(1901)
“ Je ne suis pas, ajoutai-je, un homme de parti, et si les Bonaparte avaient donné une liberté suffisante et pratiqué une sage politique, sans les servir, je ne les aurais pas combattus; mais après les calamités qu'ils ont attirées sur la France, personne ne les supporterait. — Je sais, me répondit M. de Bismarck, que vous n'êtes pas un homme de parti, mais un Français uniquement attaché à son pays, et je comprends le sentiment que vous éprouvez. Je suis d'ailleurs, moi-même, d'avis que, pour traiter de la paix, une assemblée élue par la nation vaut mieux qu'une restauration impériale. ”
