Général Douay

Définition et enjeux

François-Charles Du Barail,  Mes souvenirs (12e édition) (1898)

“ Très autoritaire, très épris du commandement pour lui-même, mais un peu enclin à le discuter chez ceux dont la supériorité ne lui paraissait pas évidente. Très passionné pour son métier, et investi d'une grande autorité technique dans toutes les questions qui concernaient l'infanterie, le général Douay jouissait de l'estime et de la confiance des troupes, et de l'affection des officiers qui l'entouraient et qu'il traitait en collaborateurs plutôt qu'en subordonnés. Il avait deux frères, officiers de grand mérite comme lui, et qui,
comme lui, arrivèrent au grade de général de division.
”
Source : Gallica

Portrait de Hector Pessard Hector Pessard,  La guerre de 1870-71 : histoire politique et militaire (1873)

“ Pendant cet engagement, le général Douay, qui pouvait facilement supputer du haut du Geisberg les masses énormes qui allaient l'écraser, n'en prit pas moins ses dispositions de combat avec une calme intrépidité. Son attitude était celle d'un homme prêt à sacrifier sa vie à la patrie et digne à tous égards de commander ses vaillants soldats : ceux-ci, à cette époque d'illusions, avaient cette confiance aveugle qui enfante des prodiges dans la victoire, mais à laquelle succède trop facilement le plus profond découragement. ”
Source : Gallica

Charles Barthélemy,  La guerre de 1870-1871 (1884)

“ C'était la
proportion d'un Français contre huit Allemands ; lutte démesurée, on le voit.
Le général Douay improvisa, sous le feu de l'ennemi, un plan de bataille ; les Français s'étaient élancés au pas de course sous les obus ennemis et, passant la Lauter, s'étaient avancés, sans brûler une cartouche, jusqu'au pied des hauteurs où se tenait embusqué l'ennemi.
”
Source : Gallica

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