Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les convulsions de Paris. Épisodes de la Commune (1879-1880)

A une heure et un quart du matin, la coupole de la salle des Maréchaux, soulevée par l'explosion des barils de poudre, éclata, lança un tourbillon d'étincelles, projeta au loin des portes, des ferrures, des madriers, et, s'effondrant sur elle-même, s'écroula dans les flammes. Les spectateurs admirèrent, applaudirent, et crièrent : « Vive la Commune ! » C'était « le palais des rois » qui venait de sombrer, il est vrai ; mais c'était aussi le palais de la Convention, la place même où Marat, où Hébert, avaient bavé le plus pur de leur venin.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les convulsions de Paris. Épisodes de la Commune (1879-1880)

C'est alors que dans tous les quartiers où la rébellion se défendait encore, on placarda les appels aux armes, les proclamations les plus violentes, les objurgations les plus frénétiques ; c'est alors que l'on prit toute disposition pour brûler Paris, pour massacrer les otages, pour faire à la Commune des funérailles destinées à épouvanter l'histoire et qui resteront comme une tache ineffaçable sur la mémoire des auteurs d'un tel forfait. Il y eut à l'Hôtel de Ville un moment d'exaltation frénétique. Quoi ! Montmartre est pris! On cria à la trahison.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les convulsions de Paris. Épisodes de la Commune (1879-1880)

Au moment où, accoté contre la dernière maison à gauche, il avançait la tête pour découvrir la place de la Bastille, un fédéré, placé en vedette, dans l'ombre de quelque porte cochère, l'aperçut et, évitant de tirer pour ne point donner l'éveil aux troupes campées sur la place Royale, le frappa à la nuque d'un coup de crosse lancé de toute volée. Le choc a brisé la base du crâne, le chien du fusil a perforé les os, le contre-coup a déchiré l'artère basilaire. La mort a été foudroyante ; le bon soldat n'a point souffert.
Source : Gallica

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