Prosper-Olivier Lissagaray,
Les Huit journées de mai
“ La résistance aux abords de la Bastille fut héroïque. On compta plus de cent cadavres sur la seule barricade de la rue de Charenton. Rue Sainte-Marguerite, les fédérés, attaqués des deux côtés de la rue et retranchés dans les maisons, se firent tuer jusqu’au dernier. Rue Crozatier, les Versaillais s’emparèrent d’un artilleur de l’armée qui, le 18 mars, était passé à la Commune. « Qu’on le fusille, qu’on le fusille ! » criait-on. Lui, calme, regardant les soldats, il haussa les épaules et prononça ce mot admirable : « On ne meurt qu’une fois. » Plus loin, un vieillard se débattit énergiquement. ”
