Résumé

La retraite sur Mézières le 1er septembre 1870… (1904)

Comment peut-on perdre de vue que toute la partie sud du champ de bataille, sorte de secteur triangulaire allongé entre la route de Bazeilles à Sedan et le ruisseau de Givonne, se trouvait sous le feu concentrique de l'artillerie allemande, labourant le terrain dans tous les sens de ses obus percutants et nous interdisant de ce côté tout groupement de masses en vue de l'offensive !
Prôner la solution : gagner la bataille de Sedan, en écrasant les Bavarois, c'est jouer avec les trois facteurs éternels de la guerre : l'ennemi, le temps, l'espace
Source : Gallica

La retraite sur Mézières le 1er septembre 1870… (1904)

Un des meilleurs généraux de l'armée française, en particulier, un homme dont la clairvoyance semble confiner parfois à l'esprit prophétique, et qui se rendait parfaitement compte alors de notre infériorité militaire vis-à-vis de la Prusse, faisait retentir courageusement et sans se lasser la cloche d'alarme. C'était le général Ducrot, qui commandait la 6e division militaire à Strasbourg, où il se trouvait d'ailleurs admirablement placé pour savoir ce qui se passait outre-Rhin, et suivre attentivement ce qui s'y préparait contre la France.
Source : Gallica

La retraite sur Mézières le 1er septembre 1870… (1904)

Pensez-donc, quel aveugle que le général Ducrot ! Il n'a vu là qu'une « fanfaronnade » !
Eh bien oui, ce n'était pas autre chose, puisque le 3 août l'ennemi ne bougea pas ; nous l'avons trop péremptoirement établi dans notre étude sur Wissembourg 1 pour avoir à y revenir.
Et la lettre du 3 août au général Douay est à son tour incriminée par M. Duquet qui, cette fois encore, n'en cite qu'un membre de phrase : « Je ne pense pas que l'ennemi soit en force dans nos environs. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature