Charles de Torcy

Définition et enjeux

Charles Guénot Le Comte de Saint-Yon, ou les Cachots de Plessis-les-Tours… (1868)

Dès qu'il eût vu l'agent du roi, César Warlat, rentré dans son appartement, il descendit rapidement et sans bruit par un escalier de service, et franchissant la porte du jardin, il prit à travers champs. Dans la crainte d'éveiller les soupçons ou d'attirer l'attention de son défiant acolyte, il laissa son cheval à l'écurie de l'hôtel.
La distance de la ville au hameau étant assez longue, Torcy n'arriva guère à la maison du gardechasse avant deux heures du matin. Un rayon de lumière filtrait par la fente des volets disjoints, et le sire de Torcy pensa que le vieillard veillait en l'attendant.
Source : Gallica

Charles Marie Joseph Hennequin Villermont La Société au XVIIIe siècle : les Rupelmonde à Versailles… (1905)

Le Roi, lassé des lettres de Madame d'Alègre qui exaltait sans cesse les grandeurs de son gendre, chargea Torcy de savoir par preuves qui était ce M. de Rupelmonde. Les informations lui arrivèrent, prouvées en bonne forme qui démontrent que le père de ce gendre de Mme d'Alègre, après avoir travaillé de sa main aux forges de la véritable dame de Rupelmonde, en était devenu facteur, puis maître, s'y était enrichi, en avait ruiné les possesseurs, et était devenu seigneur de leurs biens et de leurs terres en leur place. Torcy me l'a
conté longtemps depuis, en propres termes
Source : Gallica

Charles Guénot Le Comte de Saint-Yon, ou les Cachots de Plessis-les-Tours… (1868)

Le gardechasse, pâle et paraissant privé de vie, gisait sur sa couche. Un homme de figure sinistre et patibulaire, au teint jaune et ridé, vêtu d'habits singuliers, était penché sur le vieillard et tenait dans ses doigts maigres, effilés, une fiole vide. Il n'avait pas remarqué l'ouverture de l'huis, tant il était absorbé dans son oeuvre criminelle.
Le sire de Torcy, ayant fait quelque bruit en s'avançant, l'homme à la fiole ne témoigna aucun étonnement, ne tourna pas même la tête ni les yeux, et dit d'une voix aigre :
— Messire, j'ai fini de besogner avec ce vieillard.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature