Florentin Lefils

Élements biographiques

Florentin Lefils Le Crotoy (1861)

La pensée, cette autre mer qui a aussi ses phases de calmes et d'orages, qui vous égare dans des voies inconnues ou qui vous laisse entrevoir des contrées délicieuses ; la pensée se réveille et augmente le charme de vos illusions : vous croyez voir au loin le pêcheur du Crotoy labourant la mer avec son chalut et ramenant la mane avec laquelle la Providence paie son labeur : vie de travail incessant, de fatigues et de périls, école où se forment ces intrépides marins de nos flottes qui portent sur les mers la gloire du nom français.
Source : Gallica

Florentin Lefils Le Port du Crotoy, son importance comme station maritime au point de vue de la navigation… (1860)

Pendant que le port du Crotoy, riche de ses avantages naturels, était le salut de la navigation dans la Somme, la sauve-garde du commerce de la Picardie, et que le port de Saint-Valery, condamné par la nature, s'effaçait lentement derrière la progression alluviale de la rive gauche, des projets se préparaient pour bouleverser l'ordre de la nature, pour perdre le port ignoré du Crotoy et raviver, s'il était possible, celui de Saint-Valery.
Le commerce, triomphant des luttes barbares du moyen-âge, avait tourné les esprits vers la création de choses utiles au bien-être général
Source : Gallica

Florentin Lefils Le Crotoy (1861)

La promenade à marée-basse, dans les grèves du Crotoy, est des plus salubres : nous aimons y revenir encore. L'air salain vous arrive en plein visage, beaucoup mieux que sur l'eau même : on dirait que l'espace que vous occupez est encore imprégné des sels que la mer, qui l'emplissait, y a laissés; vos poumons y puisent une vie nouvelle, vous vous sentez renaître : tout autour de vous vous séduit, vous émerveille.
Source : Gallica

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