Auguste Janvier

Élements biographiques

Auguste Janvier Petite histoire de Picardie (1880-1884)

Un seul jour ne suffit pas pour étouffer une si grande joie. Les deux partis avaient oublié toute haine, et ne songeaient qu'à se réjouir en commun; les gens d'église, les nobles, les bourgeois, la populace, tous se félicitaient d'un si grand bonheur attendu depuis si longtemps. Les démarches des légats du pape, et surtout la mort opportune de son ancien beau-frère Bedford, décédé à Rouen le 14 septembre, et qui seul avec le roi Henri V avait reçu ses promesses, avaient déterminé le duc à se décider enfin pour la paix.
Source : Gallica

Auguste Janvier Petite histoire de Picardie (1880-1884)

Tello était déjà maître des principaux points d'Amiens, quand, à huit heures du matin, la population qui assistait au sermon sortit de la cathédrale et demeura frappée de stupeur à la vue des écharpes rouges. Toute résistance était inutile. Par ordre du vainqueur, la bourgeoisie fut désarmée et les armes réunies en monceaux noyées d'eau pour les mettre hors d'état de service ; on n'excepta de cette mesure que les traitres heureux de la surprise de la ville. Le pillage dura trois jours et les Espagnols rançonnèrent à leur guise les bourgeois chez lesquels ils logeaient.
Source : Gallica

Auguste Janvier Notice historique sur la milice amiénoise… (1851)

Faits auxquels la Milice d'Amiens a pris part.
Lorsqu'on lit attentivement les chroniques du moyen-âge, on les trouve entièrement remplies des récits de hauts faits des chevaliers, de beaux coups de lances donnés ou reçus en champs clos, de moult belles apertises d'armes faites par tels ou tels barons. Elles nous racontent comment telle ville ou tel château fut exillé, ars ou robé, ou bien encore comment telle abbaye, fut fondée par un noble et puissant seigneur ; la noblesse ou le clergé occupent exclusivement leurs pages ; le peuple seul y est oublié.
Source : Gallica

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