Résumé

Auguste Janvier Les Clabault, famille municipale amiénoise… (1889)

Honnêtes, probes, laborieux, attachés à cette terre cultivée à la bêche, qu'ils défendent contre les envahissements des eaux, ils alimentent, en suivant les nombreux canaux de la Neuville et de la Voirie, qui sont les rues de leur terroir, avec leurs bateaux qu'ils conduisent habilement à la perche ou à la pelle, leur chien fidèle invariablement assis sur le cornet de la barque, la ville d'Amiens des magnifiques légumes récoltés par leur travail opiniâtre.
Source : Gallica

Auguste Janvier Les Clabault, famille municipale amiénoise… (1889)

Mais il y a toujours pénurie d'argent pour l'acquisition des blés ; on se décide à prendre, à titre de prêt, l'argent de la prévôté. Comme il y avait question pendante avec le receveur qui objectait qu'il avait charge d'en employer tous les deniers pour l'acquit de la messe que le roi avait fondée à perpétuité chaque jour en l'église Notre-Dame d'Amiens, que les rentes de la prévôté sont entre les mains des grands compteurs qui ont été et seront, tant que la question portée devant la cour du Parlement soit viciée, on leur prendra ces deniers.
Source : Gallica

Auguste Janvier Les Clabault, famille municipale amiénoise… (1889)

Les pourparlers de paix avec le duc de Bourgogne avaient enfin abouti. Après les entrevues de Nevers, des conférences s'étaient tenues à Arras. Le 21 septembre 1435, la paix y fut signée enfin entre le roi Charles VII et le duc Philippele-Bon. Publiée dans les rues, elle fut accueillie par des transports d'allégresse. Un seul jour ne suffit pas pour étouffer une si grande joie. Les deux partis avaient oublié toute haine et ne songeaient qu'à se réjouir en commun. Les gens d'église, les nobles, les bourgeois, la populace, tous se félicitèrent d'un si grand bonheur attendu depuis si longtemps.
Source : Gallica

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