Résumé

Jules Flammermont Histoire des institutions municipales de Senlis (1881)

La commune paya de ce chef de nombreuses et lourdes amendes. Aussi on conçoit que la justice communale ait été regardée comme un privilège sans valeur par les bourgeois, ruinés par le paiement des tailles imposées sur la ville pour acquitter ces amendes, et qu'ils aient eu la pensée de l'abandonner, quand les baillis, établis à Senlis, et le parlement, réorganisé par Saint-Louis et Philippe-le-Bel, assurèrent à tous, sans grands déplacements, des juges pour le moins aussi équitables que le maire et ses compagnons.
Source : Gallica

Jules Flammermont Histoire des institutions municipales de Senlis (1881)

Il ne faut pas oublier que les habitants assemblés pouvaient seuls consentir la levée d'une taille municipale. Or, pour que des hommes, surchargés d'impôts et ayant presque tous à payer des versements en retard, se décidassent à autoriser chaque année une ou deux tailles, il fallait que la commune fût tellement accablée de dettes, qu'elle ne trouvât plus que très difficilement à emprunter et qu'il fût impossible de rejeter sur les générations futures une partie des charges écrasantes, sous lesquelles ils succombaient.
Source : Gallica

Jules Flammermont Histoire des institutions municipales de Senlis (1881)

Les ecclésiastiques, loin de calmer les passions populaires, les excitaient et ils étaient d'autant plus furieux qu'ils étaient moins habitués à payer la taille que les bourgeois.
Un chanoine de Saint-Rieul, nommé Michel Regnouart, se distingua parmi tous les mécontents. Un jour de juillet, à quatre heures de l'après-midi, il vint au carrefour de la Porte au Pain, qui était alors comme aujourd'hui l'endroit le plus fréquenté de la ville les gens de Senlis, nous dit le réquisitoire du procureur du roi, avaient l'habitude de s'y rassembler pour causer de leurs affaires.
Source : Gallica

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