Emmanuel Bousson de Mairet, Annales historiques et chronologiques de la ville d'Arbois… (1856)
“ Malgré leur détresse , les habitants d'Arbois, restés dans la ville, accueillent la nouvelle de cet événement par le bruit du canon, le son des cloches, et des feux de joie allumés dans les rues et sur les hauteurs. Leur position n'en était pas moins affreuse ; si la crainte de la contagion avait tenu l'ennemi éloigné, le fléau avait été plus destructeur que la guerre la plus active. On ne voyait que morts et mourants; la plupart des maisons étaient inhabitées, des chariots chargés de cadavres se succédaient sans interruption vers la chapelle de St.-Roch, cimetière des pestiférés. ”
