Julien Feuvrier, Notes historiques sur la ville de Dôle… (1892)
“ A peine pouvait-on de temps en temps faire entrer dans la Ville un convoi de grains venant de Suisse et échappé comme par miracle aux coureurs ennemis. On tirait aussi à force d'argent quelque peu de blé du duché : de Dole on allait le chercher pendant la nuit, avec des sacs, à dos d'homme ou au moyen de barques, malgré les édits de Richelieu, « car la disette d'argent estoit, dit Girardot, aussi grande en France qu'à nous la disette de vivres ». Les riches seuls pouvaient s'offrir le luxe de manger du pain, le blé se vendant de neuf à dix francs la mesure (1) . ”
