Résumé

Lacuzon ; d'après de nouveaux documents (1867)

C'est qu'aux jours de péril, l'homme d'action, l'homme énergique et résolu, est l'égal des plus grands. Voilà ce qui rapprocha les distances : c'est la hardiesse, c'est l'initiative courageuse et efficace de Lacuzon, qui le tira de son humble sphère, qui força pour lui l'entrée aux honneurs et le fit marcher de pair, lui roturier, avec les plus titrés de son temps. L'exemple est salutaire et bon à retenir.
De bonne heure il perdit père et mère. Comme tant d'autres il dit adieu au village, et vint chercher fortune à la ville, à St-Claude.
Source : Gallica

Lacuzon ; d'après de nouveaux documents (1867)

Au reste il est bien probable que Lacuzon ne connut jamais ces doutes ni ces regrets, qu'il mourut Comtois de cœur et de tête, maudissant ceux qui avaient paralysé son bras, qui avaient aidé son pays à perdre sa liberté, et espérant jusqu'au bout le jour de délivrance.
Il n'était pas de ceux qui croient que le beau pour un peuple est d'aller au devant d'une conquête, même avantageuse, de tendre les mains aux vainqueurs, de les acclamer et de les servir, sous prétexte de servir les vues de la Providence et d'aider au progrès du monde.
Source : Gallica

Lacuzon ; d'après de nouveaux documents (1867)

C'est possible ; mais cette grandeur, toujours un peu douteuse, n'entre pas seule ici en compte ; cette grandeur n'est pas tout. Avant elle et plus haut, il y a un intérêt non douteux et plus grand, la dignité, l'honneur à sauvegarder, et Lacuzon a bien fait de choisir comme il a fait. Oui, il vaut mieux tomber en luttant, et puisque là France en appelait à la force, mieux valait entrer dans notre patrie nouvelle le fer à la main, que l'or dans la poche et la honte au front.
Source : Gallica

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