Résumé

Achille Durieux Le siége de Cambrai par Louis XIV… (1877)

Louis XIV avait conservé de l'attitude de la Hollande en cette circonstance, un secret ressentiment : son intervention avait reculé pour lui, la conquête de la Flandre entière qu'il méditait et à laquelle il joignit dès lors le projet d'ajouter celle de tous les Pays-Bas. Une triple alliance entre l'Angleterre, la Suède et les Hollandais avait été conclue en vue de maintenir les conditions du traité d'Aix-la-Chapelle et de s'opposer ainsi en préservant les Pays-Bas, à l'accroissement que de nouvelles conquêtes pourraient donner à la puissance de la France.
Source : Gallica

Achille Durieux Le siége de Cambrai par Louis XIV… (1877)

Une dernière formalité restait à accomplir pour que les Cambresiens fussent complétement français : la prestation du serment de fidélité au roi, par le Magistrat pour l'autorité et l'élément laïque de la population, et par le chapitre pour l'autorité et l'élément ecclésiastique. L'article 48 de la capitulation conservait, sur leur demande, Messieurs du Magistrat dans « leurs charges, offices, droicts, privilèges et émoluments ; » Louis XIV voulait s'assurer moralement du concours loyal de tous.
Source : Gallica

Achille Durieux Le siége de Cambrai par Louis XIV… (1877)

Le gouverneur avait reporté toutes ses forces à l'intérieur ; pressentant une catastrophe, il voulait du moins lutter le plus longtemps mais, le moins désavantageusement possible, comptant toujours sur le secours qu'il était fondé à espérer du dehors.
Les Espagnols en se retirant, afin de retarder les progrès des assiégeants, avaient ruiné un premier pont que le canon français avait déjà fort endommagé.
Une seule poutre, « la flèche, » était restée. L'ennemi en profita pour atteindre le second pont encore entier qui menait à la porte de Selles.
Source : Gallica

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