Eugène Bouly de Lesdain

Résumé

Eugène Bouly de Lesdain Les soirées de l'abbé Tranchant… (1845)

Si les rois sont respectables, si le père de famille a droit à la vénération de ses fils, ce n'est que parce qu'ils représentent Dieu. Sans cela ce sont des hommes que la force , l'intrigue ou le hasard ont mis à la place qu'ils occupent. Donc, si vous supprimez Dieu , le père comme le roi ne représentant plus rien que la force, sont soumis aux lois du plus fort. Bien plus : si vous supprimez Dieu , l'homme n'est plus cet être immortel auquel la terre doit amour et vénération. Il devient un animal comme les autres animaux, à un degré supérieur d'intelligence et voilà tout.
Source : Gallica

Eugène Bouly de Lesdain Les soirées de l'abbé Tranchant… (1845)

UN PROSCRIT. — L'ABBAYE DE SAINT-SÉPULCRE.
Un soir , la bise soufflait avec violence, le vent pleurait en traversant les étroites fissures de la porte ; cette harmonie plaintive jetait de la tristesse dans l'âme, et disposait à la rêverie.
Nos jeunes gens se serraient autour du feu , auprès de l'abbé Tranchant ; le cercle s'était rétréci. On plaignait les pauvres voyageurs obligés de lutter contre la froide tempête; on plaignait surtout cette foule de proscrits que la patrie en délire avait rejetés de son sein.
Source : Gallica

Eugène Bouly de Lesdain Les soirées de l'abbé Tranchant… (1845)

Vous le voyez , dit l'abbé Tranchant en finissant, la ville de Cambrai était alors une vaste galerie d'oeuvres d'art. Ses rues , ses places publiques étaient embellies de monumens historiques ; soit que l'on levât les yeux , soit qu'on les baissât vers la terre , le regard rencontrait toujours des chefs-d'œuvre. Les voûtes de nos temples étaient enrichis de sculptures, de peintures admirables; le pavé de nos églises, le sol de nos cimetières offraient encore à l'œil de l'artiste des pierres sépulcrales d'un grand mérite.
Source : Gallica

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