Résumé

Ernest Delloye Variétés cambrésiennes, par Ernest Delloye… (1897)

Pauvre et naïve enfant ! Au milieu des enivrements du triomphe lorsque tous l'acclament, que désire-t-elle ? Revoir son église et son village, se retrouver au milieu de ses compagnes, revivre humblement, tranquillement, avec son père et sa mère.
Mais, non. Le désir du roi, le service de la France, lui demandent de rester, elle reste.
Viennent alors St-Denis, Melun, Senlis, Paris où elle est blessée, et, finalement, Compiègne où elle tombe entre les mains de Jean de Luxembourg. Après quelques semaines passées à Beaulieu, Luxembourg l'amène ici, chez vous, à Beaurevoir.
Source : Gallica

Ernest Delloye Variétés cambrésiennes, par Ernest Delloye… (1897)

Habitants de Beaurevoir, pardonnez-moi ces questions. Je suis Cambresien. Jean de Luxembourg, le vôtre, le traître, l'était également. (1)
La justice n'exigeait-elle pas que ce monument sur lequel rayonne aujourd'hui, pleine de virginale beauté, Jeanne, la vaincue de Compiègne, la détenue de Beaurevoir, lui fût élevée et par vous et par nous.
Je le répète : ainsi fait la Providence de Dieu. Elle répare et exalte là même où ont eu lieu, pour Lui, pour son service, les abaissements et les crucifiements.
Source : Gallica

Ernest Delloye Variétés cambrésiennes, par Ernest Delloye… (1897)

Un chant mâle et guerrier, avant-coureur de la victoire, répond au bruit du canon. Tous les Français confondent leurs sentiments dans un embrassement fraternel ; ils n'ont plus qu'une voix, dont le cri général, Vive la République, monte vers la Divinité.
Tout cela est signé de David, — le peintre, ami intime de Robespierre, dont les oeuvres ornent la galerie des artistes français au Louvre. Il échappa, lui, à l'échafaud, grâce à Merlin de Douai qui le fit élargir, non sans risquer sa propre tète.
Source : Gallica

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