Résumé

Cahiers des procès-verbaux des séances de la Société populaire à Rouen… (1909)

M. Blutel, secrétaire, ayant obtenu la parole, monte à la tribune et dit : FRÈRES ET AMIS,
Vous venez de prêter ce serment gravé dans tous les cœurs par la nature : les Français y seront fidèles et la patrie sera sauvée. Tyrans de la terre, tremblez ! le levier de votre puissance n'a plus d'appui : votre chute est prochaine. Craignez que, devenus les plus forts à leur tour, les peuples ne vous punissent d'avoir été leurs oppresseurs ; apprenez que si le droit de rendre esclave est un crime, celui de l'affranchir de l'esclavage est une vertu.
Source : Gallica

Cahiers des procès-verbaux des séances de la Société populaire à Rouen… (1909)

CITOYENS, Quand nos braves guerriers prodiguent leur sang pour cimenter la République et nous assurer le bonheur ; quand de toutes parts les chants d'allégresse annoncent la victoire et le triomphe de leurs armes sur les ennemis de la patrie, pourrions-nous ne pas seconder de tout notre pouvoir leur glorieuse entreprise ? N'est-ce pas pour nous qu'ils combattent ?
N'est-ce pas nous qui jouirons des avantages de la Liberté et de l'Egalité? Si la nature a
doué l'homme de force et de courage, la nature aussi a voulu que la compagne de l'homme ait pour apanages la douceur et la sensibilité.
Source : Gallica

Cahiers des procès-verbaux des séances de la Société populaire à Rouen… (1909)

CITOYEN PRÉSIDENT, Nous venons ici, au nom de toutes les bonnes citoyennes des tribunes, vous offrir une faible reconnaissance de notre amitié, en mémoire des 31 mai et 2 juin; nous vous dirons aussi que nous voyons avec peine rentrer en foule dans cette Société tous ceux qui avaient le poignard levé contre les patriotes ; il leur suffit de dire qu'ils ont été trompés ; il semble que, quand ils ont fait cette déclaration, ils ont tout dit.
L'homme de bien quand il a adopté un principe, il est ferme; on ne le trompe pas.
Source : Gallica

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