Résumé

Auguste Castan Le siège et le blocus de Besançon par Rodolphe de Habsbourg et Jean de Châlon… (1869)

A quoi un seigneur alsacien, qui avait appris la guerre sous Rodolphe, répondit en ces termes : « Je connais l'opiniâtreté de l'empereur ; quand il devrait marcher à quatre, il nous envahira. » Ce propos acheva de troubler les esprits, et l'on résolut tout d'une voix que, dès le lendemain, on parlementerait avec Rodolphe (2) .
Ainsi fut-il fait ; et l'empereur, qui ne demandait qu'un prétexte honorable pour en finir, accueillit volontiers les ouvertures de l'ennemi. Jean de Chalon, beau frère de Rodolphe et oncle du comte de Bourgogne, fut naturellement choisi comme entremetteur (3) .
Source : Gallica

Auguste Castan Le siège et le blocus de Besançon par Rodolphe de Habsbourg et Jean de Châlon… (1869)

Autant la France avait souci de s'emparer d'Othon IV, autant Rodolphe de Habsbourg s'étudiait à cajoler l'aristocratie franc-comtoise, éternelle ennemie de son chef hiérarchique le comte de Bourgogne. Cette aristocratie avait alors pour principal inspirateur un tout jeune homme, qui était l'oncle d'Othon IV beaucoup plus âgé que lui : c'était Jean de ChalonArlay, héritier de la meilleure part des domaines de Jean l'antique, également héritier de la haine traditionnelle de la branche cadette des comtes de Bourgogne contre le représentant, quel qu'il fût, de la branche aînée.
Source : Gallica

Auguste Castan Le siège et le blocus de Besançon par Rodolphe de Habsbourg et Jean de Châlon… (1869)

Lettre missive du comte de Bourgogne Othon IV, écrite de Pontarlier à la commune de Besançon, en réponse aux sommations que lui faisait celle-ci de venir, comme gardien, la défendre contre Jean de Chalon, lieutenant de Rodolphe de Habsbourg : le comte explique l'impossibilité où il se trouve de prendre une attitude agressive contre l'Empire dont il est l'homme-lige; tout ce qu'il peut faire c'est de s'entremettre pour obtenir à la commune une paix honorable.
Source : Gallica

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