Auguste Castan, Le siège et le blocus de Besançon par Rodolphe de Habsbourg et Jean de Châlon… (1869)
“ A quoi un seigneur alsacien, qui avait appris la guerre sous Rodolphe, répondit en ces termes : « Je connais l'opiniâtreté de l'empereur ; quand il devrait marcher à quatre, il nous envahira. » Ce propos acheva de troubler les esprits, et l'on résolut tout d'une voix que, dès le lendemain, on parlementerait avec Rodolphe (2) . Ainsi fut-il fait ; et l'empereur, qui ne demandait qu'un prétexte honorable pour en finir, accueillit volontiers les ouvertures de l'ennemi. Jean de Chalon, beau frère de Rodolphe et oncle du comte de Bourgogne, fut naturellement choisi comme entremetteur (3) . ”
