Résumé

Louis Stouff Les comtes de Bourgogne et leurs villes domaniales… (1899)

On vient de voir les embarras financiers de la ville pendant le XIVe siècle. Ils montrent bien la fin que les seigneurs du domaine se proposaient en affranchissant la communauté, ainsi que le caractère de cet affranchissement.
La vie d'un grand féodal comme le comte de Bourgogne se présente sous deux points de vue très différents. Ce que l'on aperçoit d'abord, c'en est le côté brillant et splendide. Le comte, de même que tout gentilhomme, mène la vie noble.
Source : Gallica

Louis Stouff Les comtes de Bourgogne et leurs villes domaniales… (1899)

Partout où une communauté d'habitants a été officiellement reconnue, l'exploitation porte désormais sur deux objets. Elle continue à s'appliquer à chaque terre, à chaque homme pour en extraire des revenus et des profits par les moyens que l'on sait. Elle s'applique, en outre, à la communauté. L'homme exploité en qualité de sujet ou de tenancier, est exploité, de plus, à titre de membre de la communauté. Affermer à la communauté les droits domaniaux, se soustraire à ses plus lourdes obligations pour en faire retomber le poids sur elle, voilà comment le seigneur la met à contribution.
Source : Gallica

Louis Stouff Les comtes de Bourgogne et leurs villes domaniales… (1899)

Le droit de résider où l'on veut ne subit qu'une seule restriction relative aux abergements. Au XIIIe et au XIVe siècle les seigneurs du comté font de grands défrichements dans les vastes forêts vierges, et dans les landes incultes qui couvrent leurs domaines. Sur les espaces gagnés à la culture ils fondent des colonies, qu'ils peuplent d'hommes attirés de tous les pays par la promesse de concessions de terres et de libertés. Plusieurs abergements sont ainsi fondés dans la prévôté d'Arbois, sur la terre du comte de Bourgogne et sur le domaine du comte de Vienne.
Source : Gallica

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