Résumé

Florentin Lefils Histoire de la ville du Crotoy et de son château (1860)

Pendant que le port du Crotoy, riche de ses avantages naturels, était le salut de la navigation dans la Somme, la sauve-garde du commerce de la Picardie, et que le port de Saint-Valery, condamné par la nature, s'effaçait lentement derrière la progression alluviale de la rive gauche, des projets se préparaient pour bouleverser l'ordre de la nature, pour perdre le port ignoré du Crotoy et raviver, s'il était possible, celui de Saint-Valery.
Le commerce, triomphant des luttes barbares du moyen-âge, avait tourné les esprits vers la création de choses utiles au bien-être général
Source : Gallica

Florentin Lefils Histoire de la ville du Crotoy et de son château (1860)

Charles-le-Téméraire regrettait surtout le Crotoy, parce que avec le Crotoy il était maitre de la Somme et dominait le pays. Il assembla près d'Abbeville un corps de troupes, un matériel de guerre, et, aidé par quelques seigneurs du Ponthieu dévoués à son parti, il fut mettre le siège devant la place du Crotoy qui, dépourvue de vivres, se rendit.
Le pays fut de nouveau plongé dans les plus grands malheurs; plus de culture dans la campagne, plus de pêche à la mer, plus de navigation dans les ports; on ne voyait que traces d'incendies; on n'entendait que cris de douleur et de désespoir.
Source : Gallica

Florentin Lefils Histoire de la ville du Crotoy et de son château (1860)

C'est la promenade habituelle des désœuvrés du pays : c'est là où on se rencontre, où on cause des nouvelles du jour; des tronçons de mâtures, des fragments d'épaves servent de bancs; les marins, les étrangers, les dames même ne dédaignent pas de s'y asseoir, car au Crotoy l'étiquette est bannie, et l'on chercherait peut-être en vain un établissement de bains de mer où il y a plus de sans gêne, de laisser aller et d'agréable liberté.
Une autre promenade très-fréquentée est la butte du moulin.
Source : Gallica

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