Florentin Lefils

Le Crotoy (1861)

Résumé

Florentin Lefils,  Le Crotoy (1861)

“ Vous avancez, et, comme si la baguette d'un enchanteur eût frappé le tableau, la mer disparaît,
les navires, les rochers, les tours s'abaissent; vous êtes dessus, vous les foulez aux pieds: les navires sont des coquillages implantés dans le sable ; les rochers sont des galets charriés par hasard sur la plage unie; les jetées, les villes sont formées-par les dépôts de varechs que la marée a laissés au plus haut de sa montée : un morceau de bois de trois centimètres de hauteur, dressé au milieu de ces amas, vous avait semblé être une tour gigantesque.
”
Source : Gallica

Florentin Lefils,  Le Crotoy (1861)

“ Nous nous amusons à jeter dans l'eau tourmentée par la brise, les galets que la plage nous prodigue. Et nous ne quittons jamais le bord sans que l'enfant répète : Encore ! et n'obtienne la promesse d'y revenir bientôt.
Quand la nuit a étendu ses ombres sur la terre, quand tout dort dans la nature et que le silence s'est fait, la plage du Crotoy a encore ses veilles, l'esprit y retrouve de nouveaux charmes. Pendant le calme des belles nuits d'été, c'est le clapottement des flots à la marée montante
”
Source : Gallica

Florentin Lefils,  Le Crotoy (1861)

“ Chateaubriant a dit que Dieu est un profond secret ; le marin en dit autant de la mer. Pour lui, c'est un accident du sol dont il se méfie quand elle exhale sa colère, dont il fait son profit quand elle lui permet de fouiller ses entrailles. Si elle gronde trop fort, le marin reste à terre ; mais alors la butte du moulin du Crotoy devient un observatoire: de ce point culminant, ses regards se portent anxieux sur les bancs de Somme, bancs sous-marins, terribles, qui occupent presque tout l'espace compris entre les deux pointes du Hourdel et de Saint-Quentin. ”
Source : Gallica

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